L’agriculture biologique en quelques dates.

L’agriculture biologique correspond à celle qui refuse l’utilisation de la plupart des produits chimiques de synthèse utilisés par l’agriculture industrielle et intensive. Définie dans les années vingt, elle s’organise à l’échelle mondiale au début des années soixante-dix, en 1972, près de cinquante ans après et entre enfin dans le Codex Alimentarius (programme commun de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)) en 1999, un peu moins de quatre-vingts ans après avoir été définie.

En France, c’est en 1948, avec l’agrobiologiste André Birre qui fonde l’association « l’homme et le sol ». Par la suite, en 1959, ce sont Jean Boucher et Raoul Lemaire qui se font connaître en innovant au travers de l’utilisation d’une algue comme fertilisant. De ces mouvements, sera établi en 1964 le premier syndicat d’agrobiologiste. Peu après, en 1970, Philippe Desbrosses participe à la création de nombreux mouvements d’officialisation de l’agriculture biologique.

La législation autour de l’agriculture biologique en France.

Pour commencer, il est important de savoir que le terme d’agriculture biologique est protégé dans l’hexagone par la loi d’orientation du 4 juillet 1980 ainsi que par le décret du 10 mars 1981. Ces textes l’ont défini et ont fixé les conditions d’homologation des cahiers des charges et précisé notamment les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation mais aussi dans la transformation des produits agricoles dits biologiques.

En ce qui concerne ces fameux cahiers des charges, il en existe trois en France, qui viennent en complément des réglementations européennes, jusqu’ici, non communes à l’ensemble des pays de l’union. Sur ces trois cahiers, un seul nous intéresse aujourd’hui : cahier des charges pour la restauration hors foyer à caractère commercial.

Il s’agit d’un PDF d’une douzaine de pages explicitant les divers décrets, arrêtés et circulaires émanant du ministère de l’agriculture. Lequel comprend l’ensemble des divers champs d’applications, définitions des termes, règles de production et autres tiers dispositions. Somme toutes, de la production au stockage en passant par le transport, il s’agit d’un règlement à suivre scrupuleusement si l’on veut bénéficier du label d’agriculture biologique.

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